INCORRIGIBLES
DEs femmes oubliées. Des corps sous contrôle. Des matricules. Entre 1859 et 1905, des centaines de femmes sont transportées au bagne de Guyane.
INCORRIGIBLES fait surgir leur mémoire à travers une danse physique et incarnée. Les corps se soutiennent, s’effleurent, s’effondrent et résistent.
Entre archives historiques et mouvement, la pièce fait résonner passé colonial et luttes actuelles. Un duo puissant et sensible inspiré d’un pan de l’Histoire méconnue.
Chorégraphie & Interprétation : Océane Chapuis & Jeanne Zerwetz
Regard extérieur : Anne Meyer
Création lumière : Michael Creusy
Voix et Chant : Anahita Gohari, Noemie Petchy, Anne Meyer
Musique additionnelle : Kangding Ray
Costumes : Léa Magnien
images : Etienne Gaume
Coproductions : Touka Danses CDCN Guyane
Soutiens/Partenaires : Ministère de la Culture ( Guyane) / Théatre de l'ouvre-boîte / H’ART / Conservatoire de Musique Danse et Théâtre de Guyane / Case Energia pura / Guyavoile'973 / Compagnie la lune / Compagnie Ammaganer
Durée du spectacle : 45 minutes
à partir de 8 ans
Entre 1859 et 1905, des centaines de femmes sont transportées au bagne de Saint Laurent du Maroni en Guyane. Pour un crime de sang, une atteinte à la pudeur ou le vol d’une botte de poireaux, elles sont arrachées à leur terre natale et parfois à leurs familles pour être livrées à l'administration pénitentiaire coloniale.
Placées sous l’autorité des sœurs de l’ordre de Saint-Joseph de Cluny, elles travaillent pour le bagne et attendent qu’on leur choisisse un époux parmi les forçats libérés. Ces femmes qu’on a dites “incorrigibles”, doivent servir le peuplement de la colonie française. Leurs nouveaux époux seront bien souvent violents et beaucoup les livreront à la prostitution.
Après avoir été condamnées chez elles, puis maltraitées au bagne, elles ont aujourd’hui disparu des mémoires, invisibilisées comme tant de femmes à travers l’Histoire.
Elles sont Marie Bartete, Lumina Sophie, Rébaïa Bent Charif… Elles viennent de France hexagonale, de Martinique, d’Algérie française, mais pour l’État colonial, elles ne sont que des matricules, des corps à exploiter et contrôler.
Face à cette histoire, une nécessité s’est imposée : transformer la sidération, la colère et le sentiment d’injustice en geste chorégraphique. À travers nos corps, nous cherchons à faire émerger une parole sensible et engagée, qui rende visibles ces trajectoires oubliées et interroge les mécanismes de domination encore à l’œuvre aujourd’hui.
En Guyane, une jeune fille sur trois entre dans la vie sexuelle par une agression.
Comment faire du plateau un espace de résistance et de réparation ?
INCORRIGIBLES est ainsi pensé comme un espace de sororité, un lieu où les corps se soutiennent, se relèvent et se répondent. Une tentative de faire de la danse un acte politique, capable de traverser les époques et de mettre en lumière la persistance des violences faites aux femmes.
AUTOUR D'INCORRIGIBLES
En 2024 et 2025, la compagnie a accompagné plusieurs projets pédagogique en liens avec INCORRIGIBLES.
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